M. Syvlain Popoff a souhaité partager ses observations sur la nécessité de cohérence entre les documents graphiques, les documents écrits mais également les propriétés de la maquette pour une soumission en BIM.

Présentation

Je suis un architecte Freelance, spécialisé dans la rédaction des cahiers de charges, bordereaux des prix, examen des offres, adjudication ou commande, chantier, décompte et accessoirement élaboration des documents graphiques et de la maquette numérique BIM, le tout pour les marchés privés ou publics.

Depuis peu, les maîtres d’ouvrages commencent à désirer une maquette numérique, à des fins de gestion du projet, puis vers la maintenance des ouvrages. Grâce à des logiciels tels que BIMOffice, le passage de la maquette numérique vers le bordereau des prix ou les estimations est possible par l’extraction des paramètres et propriétés des éléments BIM.

Suite à mon expérience d’architecte dans les relations avec les entreprises adjudicataires lors de l’exécution de l’ouvrage, je me suis demandé ce qu’il adviendrait si une entreprise se fondait sur les propriétés ou les paramètres de la maquette numérique, afin de calculer ses prix, ou bien de finaliser ses commandes. Ces informations (propriétés et paramètres) ne sont pas contractuelles, puisque en l’état du contexte législatif, seuls les plans (partie graphique sur papier) et les descriptifs (partie écrite sur papier) sont à considérer. « Note CRTI-B : cela dépend du BEP du projet qui peut être plus spécifique, les fiches GID du CRTI-B (volet I = information = propriétés des objets dans la maquette) ont justement comme objectif de définir ce qui doit être renseigné dans une maquette et comment »

C’est pourquoi j’ai illustré mon propos, en démontrant à titre d’exemple que l’offre de prix, et la réalisation d’une porte (J’aurais pu prendre tout autre élément du bâtiment), pourraient poser un problème.

En effet, lorsque j’élabore les documents de marché je constate que les documents informatiques communiqués par mes confrères, sont parfaits pour l’édition des parties graphiques mais à l’heure actuelle j’élabore les descriptifs à partir d’informations directes données par les concepteurs (notices, descriptifs types, documentations, informations orales, parfois quelques éléments numériques (tableau des portes par exemple), etc… Or les propriétés et paramètres des objets BIM sont rarement traités, et restent au niveau du logiciel de base, ou parfois au niveau de projets précédents, ce qui je le rappelle n’a pas encore d’importance pour les parties graphiques.

Voici pourquoi le 3ème document de ma publication (02 Paramètres et Propriétés ARCHICAD (0)) montre ce q’un soumissionnaire affichera sur son écran, si il reçoit la maquette numérique via un fichier IFC.

A ce jour, il suffisait d’assurer la cohérence entre le plan et le descriptif. Mais demain il faudra ajouter la cohérence avec les paramètres et propriétés des éléments BIM. C’est ainsi que ce sujet devrait faire l’objet d’une concertation avec le CRTIB,  la chambre des métiers, l’OAI, la commission des soumissions, etc…

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